Damien Blottière construit, module et déforme l’espace, puis y inclut des personnages, tout cela en carton. Il crée ainsi des univers inédits.
Ses espaces parfois saturés réfèrent paradoxalement à Gregor Schneider, l’onirisme et sa poésie en plus. Un monde en carton pâte qui nous emmène vers les contes pour enfants, à travers la Maison des trois ours investie par Boucle d’Or, à travers Alice au Pays des Merveilles - avec tout ce que cela consiste en glissements du réel- .
On y retrouve ainsi les influences de Méliès et des ponts avec le travail de Michel Gondry.
Damien Blottière articule les matières, les cartons, ouates et fils pour atteindre une esthétique du bric-à-brac, du trois fois rien. Il emmene ainsi le spectateur dans une autre réalité, légèrement décalée, construite de représentations désincarnées propices à l’imaginaire, points de départ d’élucubrations désuètes et magnifiques, dignes d’un nouveau professeur Tournesol de l’art.