Fils et petit-fils d’artistes, Cyril Le Van commence le dessin et la peinture très jeune.
Dès la fin des années quatre-vingt, sa démarche s’oriente vers l’espace urbain.
Il inscrit alors au pochoir des formes géométriques rouges et jaunes qui deviendront sa signature.
La marginalité sociale, économique et culturelle sont les territoires d’expérimentation de l’artiste, élevé en banlieue parisienne.
Les images et les objets qui peuplent notre quotidien sont au coeur de son
propos artistique. Puisant ses thèmes dans la précarité et les inégalités sociales, sa réflexion se matérialise par la reproduction de symboles stéréotypés à l’échelle 1: laverie automatique, voitures, chappy, matelas de centre d’accueil pour sdf, ainsi que des vêtements (vestes de sport, maillots et baskets) utilisés comme marqueurs sociaux.
Les objets produits et reproduits subissent une série de détournements, d’altérations, de modifications, qui au delà d’une simple atteinte à la représentation, révèle ce qui fonde la nature même de l’image.
Ses œuvres appellent à deux lectures:
La première est esthétique et ludique : l’artiste dévoile les qualités plastiques de ces éléments du réel en soulignant leur beauté et leur poésie.
La seconde est de l’ordre du constat et du témoignage social et politique.