Depuis 1999, Cyril Hatt mène un travail dans lequel la photographie, envisagée comme matériau, subit une série d'altérations, de détournements, de montages qui, au delà d'une simple atteinte à la représentation, tendent à révéler ce qui se trame au coeur même de l'image, sa nature propre. Ainsi, les images morcelées, éclatées ou reconstruites, grattées, griffées, déchirées et réagraphées de Cyril Hatt recomposent des paysages d'accidents ert de symptômes qui accrochent le regard et proposent des "entrées" possibles, des arrêts, des détours dans l'économie fluide et lisse, neutre somme toute, des images qui peuplent notre visuel quotidien. A partir de 2003, , apparaissent dans sa production les premiers volumes photographiques qui mettent en jeu, au delà d'une simple dimension supplémentaire, une réflexion poétique et politique sur le modèle, et de la consommation d'images aux images de la consommation.