Avec cette nouvelle série, Nightshot, l’univers artistique d’Olivier Metzger semble voir radicalement basculé : du jour à la nuit, des intérieurs aseptisés du monde tertiaire aux errances noctambules à l’air libre, des lumières plates et étales aux clairs-obscurs arrachant à l’obscurité quelques rêves éveillés...
Olivier Metzger retient de ses errances suburbaines quelques halos aléatoires, quelques rencontres incongrues ou signes phosphorescents. De ses longs travellings à l’attention flottante, le photographe nous livre des « plans » sans raccord autre que son intuition. Images prises sur le vif ou soigneusement remises en scène, qu’importe, la nuit luit d’étoiles vives ou mortes, que l’on confond toujours.
Lucioles, fantasmagories et fantômes rôdent dans son cadre : un chien errant au regard halluciné surgi d’un rivage inconnu, un poney blafard tel l’apparition d’un animal symbolique ou une page arrachée au roman de Malcom Lowry (Au-dessous du volcan), une capsule d’ascenseur grimpant une architecture insensée...
Le photographe troue la nuit à coups de fl ash : Weegee dévoilait des scènes de crimes morbides et réels, Olivier Metzger au contraire montre des énigmes aux confins de l’humour et du fantastique.