L’originalité de Tim Maslen et Jennifer Mehra se trouve avant tout dans un processus créatif inédit. Ils photographient des inconnus pris dans leur occupation quotidienne de citadin.
Ces images sont ainsi reprises pour dessiner la silhouette de sculptures en miroir découpées au laser qui sont installées à leur tour dans de vastes paysages archéopoètes luxuriants ou désertiques, puis sont à nouveau photographiés.
Certaines photographies sont présentées dans d'imposants caissons lumineux qui deviennent des objets de fascination en eux mêmes et sont des détournements de signalétique publicitaire provenant du métro de Londres. Ainsi, la boucle est bouclée.
Maslen & Mehra juxtaposent dans leurs photographies des sculptures de silhouettes humaines avec de vastes paysages et espaces naturels. Cette opposition entre ces paysages vivants et ces images d’individus en mouvement en milieu urbain met en exergue l'absence d'attention à la nature provoquée par l’urbanisation croissante.
Ce travail de photographie ne requiert pas l'utilisation de logiciel de retouche d'image de type Photoshop, elles sont créées à partir de sculptures photographiées en argentique à la chambre photographique.
' Leur ligne, découpée au plus juste, révèle les gestes des habitudes de la vie urbaine: Une personne ayant une conversation sur son mobile, une autre se déplaçant avec son gros sac à dos telle dans une jungle urbanisée!; Autant d’éléments révélateurs d'un environnement totalement urbain au détriment de la campagne. Ces compositions participent à la réflexion suivante : Les êtres humains ont-ils ou non encore une part de nature! ? '

Maslen & Mehra